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Le je-m’en-foutisme du lundi matin

Mes petits narvals en bois de santal,

Le lundi matin, je suis généralement assez grognon. Surtout quand j’ai passé 35 minutes debout, ballotée par le doux transport du tram bondé qui avait un problème sur la ligne blablabla, avec un abruti qui écoutait avec son casque de la mauvaise musique très fort dans mon oreille gauche, et à mon oreille droite une étudiante gloussante qui raconte au téléphone son palpitant week-end où finalement il ne s’est rien passé avec Charles-Eudes-de-mes-fesses mais elle pense qu’elle a ses chances encore (après 35 minutes de discussion, j’ai failli la gifler en lui disant de laisser tomber direct, elle n’en a clairement aucune).

Après j’ai ouvert ma boite mail, et là, une avalanche de contrariété m’a sauté à la gorge. Notamment, il y a un truc qui m’énerve passablement. Il y a quatre mois, j’ai fait appel à une société informatique pour m’aider sur un problème que j’avais et qui dépassait mes compétences. Depuis, je ne sais pas pourquoi, toute la société en question m’adresse les factures qui n’ont pas été payées depuis des mois et des mois. Les histoires de règlement par mandat administratif, bon de commande et autres subtilités de l’état, je veux bien, ça prend du temps, et c’est long et casse-pied.

Néanmoins, quand je reçois le lundi matin un mail me sommant de payer telle prestation réalisée en janvier 2015, sans quoi ça va barder, ou à défaut de les renseigner sur l’avancement du dossier, ou encore de les envoyer vers le bon contact, la moutarde m’est montée au nez.

Ce à quoi j’ai pu répondre gracieusement :

« Monseigneur,

Loin de moi toute idée de contrarier Votre Magnificence. Nonobstant, je n’œuvrais point encore pour ce brillant creuset de la science au commencement de l’an de grâce 2015, étant donné que j’eus l’insigne honneur d’être recrutée en mai. Bien qu’au désespoir de ne pouvoir accéder à votre requête, je ne saurais trop vous conseiller que de vous adresser à la personne dont le nom, le téléphone et le mail sont inscrits sur ladite facture. En haut. Si si, là, juste à côté du mot « Facture » et « Contact ». Restant votre humble serviteur, je me permets néanmoins de vous recommander d’apprendre donc à lire, ce qui, par la grâce du ciel, vous évitera d’emmerder le monde un lundi matin. Sur ces excellentes paroles, je vous souhaite une exécrable journée, et que des scarabées coprophages viennent dévorer votre cerveau. Cordialement bisous. »

 

 

Pour le meilleur et pour le pire

130-copines-cheveux-vomiHaaaa les copines qui vous ramassent à la cuillère un lendemain de soirée, qui rampent avec vous jusqu’à la machine à café et qui, ô joie, prennent une photo au moment où vous êtes allé fumer en enfilant vos bottines et votre manteau par-dessus votre pyjama à motif, le cheveu hirsute et le maquillage en mode panda sous cocaïne, avec l’œil aussi vif que celui d’un bovin trépané …

Oui poulette, je parle de toi, si jamais cette photo apparaît un jour devant qui que ce soit, je la fais imprimer, et  je mets fin à mes jours en avalant le cliché et en m’étouffant avec. Au moins.

 

Sir Lawrence Alma Tadema (1836-1912) The Colosseum

Jeu d’adresse et grande maladresse

Saint Sebastien & mikado géant

Voui voui voui, que voulez-vous, il y a les gens adroits, et puis il y a ceux qui, comme moi, se ramassaient la balle de volley en plein poire parce que quelqu’un avait crié « attention » et qu’ils ont tourné la tête au mauvais moment. Les cours de sports collectifs ont été une longue suite d’évènements risibles et douloureux en ce qui me concerne (que celui qui ne s’est jamais collé la honte au lycée devant ses congénères bêlants me jette la première haltère).

Cependant, je n’en garde pas que des traumatismes et j’ai parfois bien rigolé. Mon meilleur souvenir, c’est quand même au bac en option danse, où je me suis dandinée dix minutes en pyjama devant tous nos condisciples de terminale tordus de rire, avec pour fond musical de la musique inuit  (nos oreilles occidentales ne sont pas du tout formées à ça, je vous invite à aller écouter ça, si si si, ça manque sûrement à votre culture).

Dieu merci pour ma dignité, il ne reste aucune preuve de cet épisode 😀

 

Saint Sébastien secouru par les anges, Paul Rubens, 1604