Qui ne tente rien n’a rien (ou une claque)

Camille Cabaillot Lassale (1839-1888), L’heure du thé

Oui à l’adolescence, tout ça, on est franchement con con. Je ne sais pas si c’est les hormones, ou bien la boîte cranienne qui pousse sans que les neurones tiennent la cadence de croissance, mais on est pas aidé comme qui dirait. J’imagine tout à fait les neurones en train de bosser comme des dingues, avec un chef neurone à gros cigare qui passe au milieu en braillant avec hystérie « Les gars, on est pas dans les prévisions, on frôle le crash boursier là! Du nerf ». Oui. Ça expliquerait les fluctuations intellectuelles de l’adolescence, qui seraient comme les courbes de la bourse (là, ma pote docteur en biologie est en train de rire aux éclats ou de chercher une corde pour se pendre, nos 15 ans de fréquentation et son côté Sheldon Cooper n’ayant rien donné sur mon cas désespéré).

Tout ça pour dire que c’est de bonne guerre, on se dit tous que ça se tente, et que si tous les copains disent à leurs parents « MAIS TOUT LE MONDE Y VAAAAA SAUF MOIIIII », ça pourrait marcher.
Sauf que.
Comme disait ma mère dans un grand rire machiavélique « HAHAHA bien tenté, mais t’oublie toujours que j’ai eu ton âge avant toi! ». Généralement ça voulait plutôt dire que c’était mort. Voire qu’on était passé pour un abruti. Bon en même temps, on l’était. (Un jour je vous parlerai des techniques d’éducation sournoise avec lesquelles elle nous roulait dans la farine mes frères et moi. Si j’ai des gosses, je leur ferai pareil!)

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