Mon nouveau travaillement dans la recherche

Mes petits choux à la crème de foie gras et aux truffes,

Il y a quelques semaines, j’ai changé de travail. Vous avez longuement suivi le récit cocasse de mes aventures au sein de mon agence avec les clients farceurs, les délais hilarants et les anecdotes à faire pipi de rire dans sa culotte (au moins). Hé bien c’est fini tout ça. Une amie que j’aime encore plus d’amour fou depuis est venue me voir, elle m’a dit : « Tu fais bien des trucs dans la communication, toi, non? Tu veux pas venir bosser chez nous, on a besoin de quelqu’un, donne ton CV je vais le faire passer. »

Comme je savais pas trop ce qu’elle faisait, j’ai demandé des précisions. C’est un truc hyper intelligent dans le recherche scientifique, avec des mots compliqués genre astrophysique et tout ça que j’ai rien compris, j’avais l’impression que c’était quasiment la NASA.

Après, elle m’a parlé d’un emploi avec un salaire fixe (truc de fou), plus près de chez moi (Djizeuss fini le RER?!?), une bonne ambiance avec des collègues sympas (haaaa!), du vrai travail de communication mais sans stress permanent (hoooo!), et même soyons fous, des jours de congés payés (j’ai failli tomber dans les pommes…). J’avoue qu’à ce stade de dinguerie de la life, j’ai presque espéré qu’elle allait m’annoncer que des licornes broutaient sous les fenêtres du bureau et qu’il y avait une piscine de champagne sur la terrasse, avec des toboggans arc-en-ciel pour sauter dedans depuis un satellite en forme de nuage de sucre candy en orbite. Bon en fait non, mais comme le reste était déjà très bien, j’ai passé mon CV, et puis une chose en entraînant une autre, dans un grand moment d’égarement la direction m’a embauchée.

Depuis, c’est tout un nouveau monde qui s’ouvre à moi. Déjà le premier soir, à 18h, mon chef tout neuf a passé la tête dans mon bureau avec un air stupéfait et m’a tancée vertement : « Mais euh qu’est-ce que tu fais encore là? T’es aux 35h ma cocotte, hein, t’es plus en agence, si tu restes jusqu’à minuit tu seras pas payée plus. Oui je sais, moi aussi j’ai fait de l’agence, c’est perturbant mais on s’habitue. Dehors. »

Du coup je me suis retrouvée chez moi à 18h30. D’habitude, c’était l’heure à laquelle je commençais à me dire : « Bon, s’ils ne m’inventent pas une gaudriole de dernière minute, dans une heure je pars… » (et évidemment ils inventaient toujours une fumisterie de dernière minute, déployant une imagination débordante pour me tenir occupée jusqu’à minuit).

18h30. Chez moi. Le lundi soir. J’ai regardé mon appartement avec un air tout stupéfait, et lui aussi m’a regardée avec l’air de dire « Bon sang mais qu’est-ce qu’elle fout déjà là? ». J’ai alors été frappée d’un vertige, je me suis limite jetée à genoux sur la moquette comme dans les films pour hurler en direction du ciel avec un air désespéré :

« MAIS QU’EST-CE QUE JE VAIS FAIRE DE MA VIE MAINTENAAAAAAAAAAAAANT ? »

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L’impardonnable faute de goût sportive

A un moment, je ne sais pas si ce sont les effets délétères de la trentaine, je me suis mise à faire du sport, ce qui était quand même une drôle d’idée.

Mon adolescence a été une longue suite mortifiante de grands moments de ridicules, entrecoupés de réguliers passages de béquilles, plâtres et autres straps en tous genre. Ma mère avait coutume de dire qu’entre mes frères et moi, la voiture familiale aurait pu se rendre aux urgences en pilote automatique, et que l’hosto aurait quand même pu nous faire un prix de gros ou à défaut une carte d’abonnement familial (le jour où elle y est allée pour elle-même suite à un accident domestique, le chef du service a demandé quel enfant elle amenait aujourd’hui, et confronté à l’inhabituel, il a tellement ricané qu’il a failli en devenir incontinent instantanément).

Passé cette faste période d’enrichissement des industries pharmaceutiques et d’agrandissement du trou de la sécu, je me suis refusée à la moindre activité physique pendant des années. Tout ça était beaucoup trop sain pour moi, j’emmerdais notre système nombriliste à abdos découpés, les béquilles, et mon gras et moi nous portions très bien merci. Mes poumons de fumeuse aussi, non madame, je n’ai pas l’intention d’arrêter, et encore moins de me mettre à faire du sport. Et puis quoi encore. Ca va hein, 10 ans de plâtres et autres joyeusetés m’ont suffi, pas de ça chez moi. Tsssss.

Donc je ne m’explique pas trop comment j’en suis arrivée à me dire : bon, allez mémére, bouge un peu tes fesses et mets des baskets. Déjà il a fallu que je m’achète des baskets, parce que c’était un truc qui avait déserté mes placards depuis longtemps. Bonjour la perplexité en arrivant dans le magasin de sport, face à ces rayons emplis de choses fluos et hyper techniques. Sans cuir et sans talon. L’horreur. Imaginez Jacquouille la Fripouille débarquant chez Décathlon  : « Rhaaa messiiiire, un entrepôt du diaaaable, c’est tout caoutchouté et y a point de chausses talonnéééées! »

De saisissement, j’ai acquis la première paire de baskets blanches qui passait et je me suis sauvée en courant avant qu’un vendeur diabolique ne me mette la main dessus. Quelques mois plus tard, ma motivation n’ayant pas flanché (je crois que c’est ce qui m’étonne le plus), j’ai constaté qu’acquérir de vraies chaussures de bonne qualité serait plus sympa pour mon dos et mes articulations. J’ai repéré le modèle que je voulais, et je l’ai dégoté sur un site de déstockage à prix défiant toute concurrence.

Quand le colis est arrivé,  j’ai ouvert la boite et j’ai compris pourquoi elles étaient soldées à ce point là. Je veux dire… On m’a déjà expliqué que les trucs de sport étaient flashy pour qu’on soit visible de loin… Enfin quand même… Tout ce rose saumon avec ce vert menthe à l’eau, ces rayures blanches, ce fluo… je me demande : est-ce qu’à votre avis, ils recrutent chez les stylistes sportifs uniquement des gens daltoniens, borgnes et presbytes qui prennent de la drogue?

Non parce que soyons honnêtes : j‘ai vraiment l’impression d’avoir aux pieds des péniches qui auraient fauté sous acide avec un cacatoès drag queen.

 

Les palpitantes aventures du dentifrice breton – Les grands distraits anonymes 3

Chers petits capybaras en sucre impalpable,

Voici que dès l’accroche vous êtes tout perplexes, pour votre culture vous aurez appris que le capybara est un charmant mammifère d’Amérique du Sud, et le sucre impalpable c’est le nom belge du sucre glace. J’adore cette expression. Mais, me direz-vous, quel rapport avec le dentifrice et la Bretagne ?

Mais aucun ma bonne Georgette, s’il y avait la moindre suite cohérente dans mes propos, ça se saurait!

Bref, revenons à nos moutons bretons.

La semaine dernière, mon patron m’a appelée et proposé de venir passer une semaine en Bretagne, où l’agence a également ses locaux. Ni une ni deux, me voici prête à abandonner le RER farceur et autres joyeusetés parisiennes pour les embruns marins.

Il faut savoir que quand je pars en déplacement, ça se transforme souvent en odyssée. J’ai un mauvais grigri, une malédiction vaudou, ou alors je devais être gréviste chronique du transport public dans une vie antérieure, et le karma se venge à présent de toute la haine et l’anxiété que j’ai provoqué autrefois. En plus ça se répand autour de moi, et j’ai des amis qui profèrent encore des insanités à mon sujet depuis qu’on est partis en vacances ensemble (partis et surtout pas revenus à la date prévue parce que je m’étais gouré de jour en réservant les billets… ahem…. )

Du coup, je suis devenue complètement paranoïaque et depuis quelques années, je suis tellement psychotique que j’arrive 2h avant le départ du train après avoir vérifié 37 fois les horaires, les lieux, la gare (oui oui, je me suis trompée de gare un jour). Je vérifie aussi 27 fois ma valise, si j’ai bien tout pris, si j’ai un pyjama (bon ça encore on peut remplacer par un tee-shirt), mon billet de train, des culottes, parce que ça peut vite devenir gênant en cas de pénurie totale, mon billet de train, mes chargeurs, mon billet de…

Donc je pars en Bretagne, pis c’est pour du boulot hein, soyons un peu sérieux. J’arrive, j’ai pas raté mon train, je suis montée dans la bonne rame (les fourbes, deux rames qui se séparent à mi-chemin, c’était un coup à ce que je me retrouve à Pétaouchnok-les-Bains), pas de mômes hurleurs dans le wagon, on m’attend à la gare, et on me dépose le soir à mon hôtel. Royal.

Là je vide ma valise, et en mettant des affaires dans la salle de bain, je constate une chose à laquelle je n’avais pas pensée, morue au train de vie capitaliste luxueux que je suis : c’est un petit hôtel familial qui n’offre pas toutes les options d’un palace, il n’y a pas de dentifrice et je n’ai pas emporté le mien. Contrariété d’avoir oublié un objet malgré moultes vérifications ? Que nenni, chers lecteurs! Le petit bourg est équipé d’une supérette, il est 19h45, elle ferme à 20h, Dieu est grand, je peux aller acheter du dentifrice. Je ressors l’âme en paix, me disant que décidément j’ai fait de gros progrès par rapport à avant, et que je suis une vraie grande personne doté d’un cerveau parfois efficace. Haaaa que c’est beau l’âge adulte !

19h58. Je pose le dentifrice breton sur la bretonne tablette de la salle de bain de l’hôtel, fière de moi et de ma parfaite organisation, jusqu’à l’instant où je contemple ma trousse de toilette et… J’AI SU. Sans même l’ouvrir. Je l’ai regardée droit dans les yeux et je jure l’avoir entendue glousser de rire, avec le tube de dentifrice tout neuf qui pouffait bêtement à côté. Une évidence foudroyante…

J’ai laissé ma brosse à dents à Paris.

 

 

Gros carrosse, petite…

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Ha bah oui que voulez-vous c’est vendredi, le jour de la poésie… et en plus ça marche avec tous les autres jours de la semaine, elle est pas belle la vie?

Oui oui je sais, tant de délicatesse et de lyrisme, un tel bon goût rassemblé en si peu de mot, pour  ne pas dire carrément une ode à la littérature en deux phrases, ça vous laisse sans voix. 😀

At the opera – Thomas Reynolds Lamont

Sérieusement, le lundi ? SÉRIEUSEMENT ?

Bon, c’est lundi du mois de janvier, on se doute tous qu’on est en train de râler d’agonie et de hululer à la mort au milieu du froid, du blizzard et de la presque pas neige qui ne tombe pas encore (mais ça ne saurait tarder, ce qui provoquera une fois de plus l’apocalypse à Paris dès qu’il y aura un demi-centimètre).

Déjà, j’aime autant vous dire que ça me met pas de bonne humeur. Ni lundi, ni janvier, ni la nuit à 17h (rien que ça, ça me déprime), ni le travail, ni le froid, ni RIEN. Je voudrais être un mammifère qui hiberne et dormir 5 ou 6 mois pour bien faire.

Or donc. Tout à l’heure, pendant que je grognonnais dans ma barbe, j’ai commis un acte minuscule aux conséquences pourtant impitoyables.

… J’ai reculé ma chaise de bureau pour me dégourdir le mollet.

Oui oui, vous avez bien lu. L’horreur totale. Mais total glauque et tout, hein.

A cet instant précis, glissant sur la moquette à la vitesse d’un gastéropode poussif, les roulettes ont coulissé mollement. Elles ont entamé une trajectoire sur laquelle, drame, se trouvait la multiprise de sous le bureau. Laquelle, par un hasard malencontreux, se trouvait être renversée sur le côté, allez savoir pourquoi. Laquelle, par soucis d’économie d’énergie, est équipée d’un petit bouton rouge qui brille quand c’est allumé. Laquelle, donc, se faisant frôler par le passage de la roulette, a donc jugé bon que ledit bouton bascule lentement (imaginez le ralenti de cette scène d’horreur, et la musique des dents de la mer en fond pendant que la roulette est en train de faire « Pom pom pom pom pom » sur la moquette). Ça a fait « clic ».

Et d’un coup, mon écran d’ordinateur est devenu tout noir.

Je suis restée la bouche un peu ouverte, la souris en l’air, et la mine interloquée avant que ça monte au cerveau. Le léger « clic » qui s’était à peine fait entendre, c’était l’interrupteur de la multiprise basculé par la roulette de ma chaise. Du coup plus de courant. Du coup plus d’ordinateur. Du coup gagné le droit de recommencer parce que tous les logiciels ne font pas de sauvegarde automatique.

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….

Le lundi, ça devrait être interdit par la convention de Genève.

 

La fluffytude soit avec vous

Mes petites licornes en sucre d’orge,

Il faut dire ce qui est, l’année n’a vraiment pas très bien commencé en France. Je ne vais pas vous faire un grand speech sur les attentats de la semaine dernière, ce n’est pas l’endroit adéquat et il n’y a aucune raison que vous vous cogniez mes opinions sur le sujet. C’est juste qu’après la semaine dernière, je suis frustrée de ne rien pouvoir à mon échelle pour apporter la paix, la tolérance et la bienveillance dans le monde.

Mais je peux apporter des licornes, de la paillette, du doux et des petits rires idiots dans mon entourage. Donc voilà, cette semaine c’est le calinou power, avec des trucs atrocement attendrissants, ou parfaitement idiots.Vous trouverez en vrac des danseurs de polka bavarois déchaînés, des marmottes tibétaines, un lapin kikinou, des chats (oui où irions-nous sans chat je vous le demande), bref ça dégouline de mignonnitude exécrable.

Parce que sourire ça fait du bien au moral, voilà tout. Bonne séance de paix et niaiserie intergalactique à vous :

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Et pour conclure en beauté, Fluffy la licorne :

 

 

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Bonne semaine mes petits poneys, paix et prospérité sur vos peuples!

 

Bananier ! (mais quel humour, quel humour!)

Chères petites chouettes hulottes en culotte,
(tant de poésie en si peu de mots, vous je sais pas mais moi j’en peux plus)

Je voulais juste vous souhaiter en peu de mot une excellente année. J’espère que vous vous êtes bâfrés comme il se doit pour les fêtes, que vous avez pris vous aussi 3kg (y a pas de raison que je sois la seule à avoir du mal à fermer mon pantalon), que vous êtes bien épuisés par les festivités et surtout par la digestion (toute cette énergie mobilisée, c’est très fatiguant), et que vous êtes arrivés au travail le lundi matin en poussant un râle d’agonie devant la montagne de mails et l’effroyable perspective de se remettre au travail.

Je vous souhaite une fantastique année 2015, pleine de chantilly power, de guili guili dans vos cheveux frisottants, de bisous de licornes à paillettes, de petits nuages ronds et bondissants dans vos cœurs, des projets fous fous fous et de surprises qui vous feront la fête du slip dans vos têtes.

A très bientôt pour de nouvelles aventures, et paix et prospérité dans vos peuples!

 

 

 

Soigner rhume et grippe : indignez-vous!

Chers petits poneys en gaufrette,

Je n’ai pas 384 astuces à vous refourguer pour lutter contre les maladies saisonnières, ne vous faites aucune illusion. Hé oui je sais c’est un peu décevant, que voulez-vous, il n’y a pas de raison d’y couper, vous y aurez droit comme tout le monde. Et toc.

En revanche, je voulais m’insurger contre un phénomène qui m’énerve passablement sur le sujet des déboires hivernaux. L’autre jour je tombe sur un article (un vrai, pas des gaudrioles comme le mien) qui proposait abondance de solutions pour lutter contre les grippes, rhumes, toux, angine et autres cocasseries qui parsèment généralement la période fraîche. Ledit article était illustrée par l’image suivante :

MK0025547-1-EV-rhumeBon. Donc la dame a un rhume ou une grippe contre lesquels elle lutte à grand renfort de mille conseils et astuces d’une efficacité garantie.

Ok ok…. Admettons… Là, moi j’ai envie de dire : SÉRIEUSEMENT MADAME? LA GRIPPE ?

Vous je ne sais pas, mais moi, quand j’ai la crève du siècle ou la grippe, je ne me tapote pas le bout du nez délicatement d’un mouchoir immaculé. Je suis rougeaude, j’ai de la fièvre et les yeux tout petits petits petits. Mon charmant petit nez devient un appendice grotesque, encore plus écarlate que tout le reste combiné, qui se met qui plus est à peler assez rapidement à force de se moucher. Par ailleurs mes lèvres se mettent aussi à devenir sèches et à se craqueler, histoire d’en rajouter une couche. J’ai l’impression d’un camion m’a roulé dessus : pas la gentille camionnette Darty, plutôt le modèle australien avec plein de remorques qui transportent probablement tout Ayers Rock vu mon état ensuite.

Ma motivation dans ces conditions à me maquiller et me tracer un sourcil impeccable faiblit fortement, inutile de vous le dire. Je ne me mets pas non plus des petites boucles d’oreille en forme de fleur. La seule chose surmontable est de rester dans un pyjama, et s’il est vieux avec des motifs ridicules c’est encore mieux (le vieux pyjama en pilou avec des nounours a sûrement des propriétés thérapeutiques insoupçonnées, il faudrait qu’une équipe de recherche se penche sur le sujet).

Je voudrais donc m’insurger contre ce cliché ridicule, aussi ridicule que les publicités contre la cellulite avec une grande mince mesurant 1m80 et 50kg . Ou celles pour l’anti-rides avec une gamine de 16 ans qui n’aura pas sa première ride avant le double de son âge actuel.

Chers lecteurs, rebellons-nous, refusons ce cliché ! Donnez-nous des vrais gens avec la grippe, des rougeauds, des fiévreux, des vrais enrhumés! Je veux du nez rouge! Des yeux pleurants, des narines sifflantes! Halte à la tyrannie de l’apparence, ayons le droit d’être malade et laid, non mais!

 

C’est bientôt Noooowwweeeeeeel !!!

Cher lectorat tout palpité à paillette,

Les fêtes de fin d’année approchent, dans la joie et la bonne humeur, et là je commence à courir partout en agitant les bras et en braillant: « Fiiiiiiichtreeeeuh sa mère, faut vraiment que je m’occupe des cadeauuuuux!!! ».

Il y a quelques années de ça, j’ai couru les galeries Lafayette et le printemps boulevard Hausmann à Paris le 21 au soir pour trouver LE sac à main idéal pour ma mère. J’ai cru que j’allais claquer en cours de route, au milieu d’une horde d’acheteurs hagards, l’œil fou et la bave aux lèvres, prêts à abdiquer toute volonté pour acheter un somptueux coquetier en argent avec des petits rennes trop kikinous à la modique somme de 199euros, à condition qu’on les laisse s’échapper de l’enfer et sortir du magasin. Moi-même j’ai failli craquer et acquérir un lot de torchons caritatifs brodés à la main par des dentellières aveugles sourdes muettes et unijambistes du fin fond du Finistère profond, au prix de 200 euros dont 1% reversé à l’association une fois déduit les frais de fonctionnement.

Oui, on voit fleurir des cadeaux étranges et altruistes pour titiller la fibre du consommateur désespéré, et c’est le bon plan :

  1.  J’ai pas d’idée mais dieu merci un enfoiré du marketing en a inventé une pour moi (on a pas dit une bonne, on a dit une idée)(me la faites pas, c’est mon métier aussi de vendre des conneries à des gens qui n’en ont pas besoin).
  2. J’ai fait une bonne action en achetant ce truc, ça va sauver les gnous du Péloponnèse
  3.  Même si c’est moche le destinataire n’osera pas se plaindre parce que c’est un cadeau caritatif. Franchement, qui oserait ne pas aimer les gnous du Péloponnèse hein?

(accessoirement vous serez ravis d’apprendre que ma mère n’a pas hérité de torchon, de coquetier, ni même d’un gnou, mais bel et bien d’un sac à main non altruiste et purement mercantile).

Récemment une amie m’a balancé la photo d’un set porte-serviette-serviette-savon-à-la-violette en demandant avec des petits ricanements si elle pouvait m’offrir ça pour Noël. Tout de suite ça m’a vendu du rêve :

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Petite joueuse. Haha. Or donc j’ai contre-attaqué avec LE CADEAU ULTIME. Vu de nombreuses fois dans les catalogues improbables dotés de moultes choses inutiles et invraisemblables, le genre de catalogue qu’on recevait chez ma grand-mère et qui provoquait chez moi des heures de délices en tous genres avec abondance de cris extasiés et de hurlements de rire. Je n’ai jamais osé commander ce truc (sinon ils te poursuivent probablement jusqu’en enfer parce qu’ils ont enfin trouvé un vrai client). Pourtant ça m’a tentée, juste pour voir si ça existe en vrai et si ce n’est pas une faille dans la matrice. Je vous le donne en mille :

LA SAINTE VIERGE BAROMÈTRE

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Notez qu’elle change astucieusement de couleur suivant la météo à venir :

statuette-barometre-sainte-viergeVous pouvez donc aller en paix maintenant que vous avez découvert l’existence de cette merveille de bon goût et de délicatesse. Grâce à moi, finies vos interrogations existentielles de l’année pour trouver de l’inspiration à offrir, vous pourrez mettre au pied du sapin un cadeau totalement original et dont vous êtes sûr, mais VRAIMENT SUR, que personne d’autre n’aura eu la même idée.

Allez allez, essuyez cette petite larme émue.

Non, non, ne me remerciez pas : c’est la magie de Nowel.

 

Pour le meilleur et pour le pire

130-copines-cheveux-vomiHaaaa les copines qui vous ramassent à la cuillère un lendemain de soirée, qui rampent avec vous jusqu’à la machine à café et qui, ô joie, prennent une photo au moment où vous êtes allé fumer en enfilant vos bottines et votre manteau par-dessus votre pyjama à motif, le cheveu hirsute et le maquillage en mode panda sous cocaïne, avec l’œil aussi vif que celui d’un bovin trépané …

Oui poulette, je parle de toi, si jamais cette photo apparaît un jour devant qui que ce soit, je la fais imprimer, et  je mets fin à mes jours en avalant le cliché et en m’étouffant avec. Au moins.

 

Sir Lawrence Alma Tadema (1836-1912) The Colosseum

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