Le travail de graphiste, une journée ordinaire tarif maison des fous

Francisco de Goya, « Le sabbat des sorcières », 1820, Madrid, Musée du Prado

Des fois j’aime bien mon métier. Et puis des fois, certains clients se lâchent avec une extraordinaire coordination, te harcèlent toute la journée (ça peut durer aussi plus longtemps sur un gros projet), et souvent ils s’arrangent pour aller de façon croisée et exponentielle dans l’emmerdement, tous en même temps, comme s’ils s’ingéniaient à te faire péter un boulon.

Ma théorie, c’est qu’ils font un concours collectif pour voir à quel moment je vais convulser sur la moquette du bureau, en bavant de rage et en hurlant des insanités qui feraient rougir jusqu’au blanc des yeux un régiment de légionnaires.

Comme je suis bien élevée et commercialement optimisée, je suis toujours charmante au 2837ème appel de la journée et je leur promets que pas du tout, ça ne m’embête pas, je vais faire cette 2837ème petite modification et je leur envoie ça aussi vite que possible.

Comme je suis un être humain normal, dès que j’ai raccroché je beugle que ce sont des connards laqués et qu’ils aillent tous se faire empapaouter par des cactus frottés au pili pili. (pardon Maman)(mais ils l’ont bien cherché).

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