Le haïku palpitant 14 – L’hésitation

Manipuler le très gros bloc à dessin
Réussir à s’entailler sauvagement juste au pli du coude par la tranche d’une feuille
Admiration ou consternation : j’hésite.

Sérieusement, je ne sais pas comment j’arrive à faire des trucs pareils. J’hésite entre me pendre tout de suite, rapport qu’avec tant de maladresse il est peu probable que j’aille encore bien loin dans l’existence. Ou à m’admirer dans ma bêtise, car c’est quand même une chose assez peu commune que de faire ça (si par masochisme j’avais voulu le faire exprès, je n’y serai jamais arrivée). Au moins ça m’a valu les rires et quolibets de mes camarades de dessin, qui après ont moins rigolé parce que nos deux modèles avaient bougé en ricanant eux aussi, et voilà comment en retournant mon bloc, j’ai mis le bazar dans tout le cours.

Ce qui est bien, c’est qu’en ma compagnie, c’est souvent navrant mais on s’ennuie rarement.

 

 

2 Comments on Le haïku palpitant 14 – L’hésitation

  1. Gabye
    16 mars 2017 at 12 h 51 min (5 mois ago)

    Vu ta maladresse quel est le pronostic de réussite sur une tentative de pendaison? Moi je ne miserai pas grand chose là dessus

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    • Appolonie
      16 mars 2017 at 17 h 44 min (5 mois ago)

      Je serai bien capable en effet de tomber du tabouret avant de m’être passée la corde au cou et de me mettre le bout de la dite corde dans l’œil en effet…

      Répondre

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