Je peux mourir heureuse avec mon tee-shirt, ou comment j’ai des joies simples dans ma vie professionnelle

Mes petits bisons fripons,

Je vous écris encore excitée comme une puce parce que des fois dans mon travail, j’ai vraiment des joies simples. Mes collègues me regardent avec stupeur, et après ils trouvent que je suis vraiment très rafraîchissante (sous-titre : « complétement demeurée, y a plus rien à sauver »).

Après la fameuse fête qui m’a permis d’emporter un Nobel ou presque avec la découverte de dimensions parallèles, on a participé à un congrès de chercheurs de haut niveau sur des sujets très pointu.

Genre de la recherche qui vend un peu du rêve, où on envoie des trucs très loin dans l’espace et après on passe 10 ans à attendre que ça atteigne un autre bout du système solaire pour voir si ça marche, et si c’est le cas des dizaines de gens vont étudier les résultats. Avec des chercheurs du monde entier, d’un tas d’agences spatiales et entre autres, des gens de la Nasa. Genre le truc qui vend GRAVE DU RÊVE DE TA MÈRE EN COSMONAUTE SUR SATURNE!!!!

Évidemment, pour ma part, je ne participe pas aux discussions scientifiques, mais je fais l’intendance, parce que fais partie de ce qu’on appelle « les personnels de soutien à la recherche ». Et comme disait mon ancien boss,  « la bonne organisation, c’est celle que personne n’a remarquée parce que tout s’est déroulé comme sur des roulettes ». N’empêche. A la fin de la semaine, ils étaient tous super contents parce que ça s’était très bien passé et que je suis une excellente gentille organisatrice de Club Med de la recherche internationale. Ha bah oui, moi je fais pas de grandes découvertes, mais j’ai pensé au café, aux codes wifi, aux badges vierges pour ceux qui ont oublié de s’inscrire, à l’adaptateur prises US/France, au scotch double-face pour réparer le poster qui s’est déchiré dans l’avion, aux tickets de métro, et même au pansement pour celui qui s’est découpé un bout de doigt sur les punaises en accrochant son poster.

Du coup, les gens de la Nasa, ils sont repartis en m’offrant un tee-shirt de la Nasa parce que je suis trop un soutien pour la grande recherche qui vend du rêve de ta mère en astronef sur Pluton.

J’ai poussé des ricanements hystériques, à tel point qu’une des gentilles chercheuses américaines m’a dit avec un air navré que c’était pas si foufou et qu’on trouvait les mêmes sur internet.

CA N’A RIEN A VOIR. MOI J’AI UN TEE-SHIRT DE LA NASA OFFERT PAR LES GENS DE LA NASA PARCE QUE JE TRAVAILLE AVEC LA NASA.

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Plus jamais de ma vie je l’enlève, je dors avec, et je le quitte plus jusqu’à la fin de mes jours.

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2 Comments on Je peux mourir heureuse avec mon tee-shirt, ou comment j’ai des joies simples dans ma vie professionnelle

  1. Duy Anh :D
    14 février 2017 at 21 h 18 min (8 mois ago)

    Je découvre tom blog dans mes heures perdues c’est vraiment génial hahahahaha. Tu me montreras a quoi ressemble le tshirt x))

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    • Appolonie
      13 mars 2017 at 13 h 11 min (7 mois ago)

      Promis la prochaine fois qu’on se voit !

      Répondre

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