Archive of ‘Le grand détournement’ category

Le chat, ce noble et délicieux compagnon

chat-propreté-vomi-carrelageOeuvre de Charles Joseph Grips

Il faut bien concevoir, toute personne ayant eu un jour un chat chez lui le sait, que nous n’avons pas avec ce doux ami un animal de compagnie. Clairement et nettement, c’est lui qui a un humain de compagnie, et s’il a décidé de vomir ses croquettes tièdes dans tes chaussons / juste derrière la porte qui va les étaler quand tu sors de ta chambre / au milieu du passage, c’est probablement que tu l’avais bien mérité. Esclave indigne, tssss.

Gros carrosse, petite…

131-une-toute-petite

Ha bah oui que voulez-vous c’est vendredi, le jour de la poésie… et en plus ça marche avec tous les autres jours de la semaine, elle est pas belle la vie?

Oui oui je sais, tant de délicatesse et de lyrisme, un tel bon goût rassemblé en si peu de mot, pour  ne pas dire carrément une ode à la littérature en deux phrases, ça vous laisse sans voix. 😀

At the opera – Thomas Reynolds Lamont

Pour le meilleur et pour le pire

130-copines-cheveux-vomiHaaaa les copines qui vous ramassent à la cuillère un lendemain de soirée, qui rampent avec vous jusqu’à la machine à café et qui, ô joie, prennent une photo au moment où vous êtes allé fumer en enfilant vos bottines et votre manteau par-dessus votre pyjama à motif, le cheveu hirsute et le maquillage en mode panda sous cocaïne, avec l’œil aussi vif que celui d’un bovin trépané …

Oui poulette, je parle de toi, si jamais cette photo apparaît un jour devant qui que ce soit, je la fais imprimer, et  je mets fin à mes jours en avalant le cliché et en m’étouffant avec. Au moins.

 

Sir Lawrence Alma Tadema (1836-1912) The Colosseum

Privations de régime & Nutella

Regime au NutellaCeci est une dédicace spéciale pour mon frère qui rentre demain, après 6 mois de mission à l’étranger. Bon, il y avait certes du Nutella sur place (dans quel pays du monde n’en trouve-t-on pas, je vous le demande). Mais je pense que rien ne remplace la tartine de la table du dimanche matin chez Papa Maman.

Il est temps que nous retrouvions nos joies simples, comme hurler à la mort parce que l’autre a déchiré l’opercule doré du pot de Nutella pas comme on l’aurait fait, ou de se jeter en braillant sur le tabouret du bout de la table parce que c’est MA place. Le tout sous l’œil maternel un tantinet fatigué par nos facéties (oui, bon, ok, on fait les mêmes blagues pourries qu’à 5 ans, mais au moins on s’ennuie jamais).

Bonhomme, tu peux rentrer, y a pas de gros chien, mais y a du Nutella pour le matin!

 

Solomon Joseph Solomon, « Ajax et Cassandre » 1886

Des fois, on se tait. Si si si. On se tait, j’ai dit.

128-enceinte-et-boulette

Ne jamais, JAMAIS, s’extasier qu’une femme est enceinte si ce n’est pas totalement flagrant. Parce que si ça n’est pas le cas, c’est très vexant. Elle s’est peut-être juste lâchée sur les frites et le chocolat (parfois quand je mange chez ma mère, en sortant de table j’ai l’impression d’être enceinte d’un baleineau. Je prolonge d’ailleurs cet état d’esprit en m’échouant sur le canapé, tel un cétacé en phase terminale sur une plage).

Autre option, elle est peut-être vraiment enceinte mais elle voulait pas forcément le dire comme ça. Ma cousine a annoncé un jour qu’elle avait deux trucs importants à nous dire, mon frère a braillé « T’es enceinte??? » (c’était la fin du repas de Noël, on était très en forme) et tout le monde lui a dit de la fermer. D’abord elle a annoncé un truc chouette pour son boulot, et ensuite… J’en rigole encore en revoyant la tête dudit frère quand ladite cousine a conclu par : « Bon ben je savais pas comment le dire, mais, oui, je suis enceinte » (le taux de stupéfaction et de mettage-les-pieds-dans-le-plat qui s’est affiché sur la figure de l’impétrant mériterait d’entrer dans le guiness des records).

Jeu d’adresse et grande maladresse

Saint Sebastien & mikado géant

Voui voui voui, que voulez-vous, il y a les gens adroits, et puis il y a ceux qui, comme moi, se ramassaient la balle de volley en plein poire parce que quelqu’un avait crié « attention » et qu’ils ont tourné la tête au mauvais moment. Les cours de sports collectifs ont été une longue suite d’évènements risibles et douloureux en ce qui me concerne (que celui qui ne s’est jamais collé la honte au lycée devant ses congénères bêlants me jette la première haltère).

Cependant, je n’en garde pas que des traumatismes et j’ai parfois bien rigolé. Mon meilleur souvenir, c’est quand même au bac en option danse, où je me suis dandinée dix minutes en pyjama devant tous nos condisciples de terminale tordus de rire, avec pour fond musical de la musique inuit  (nos oreilles occidentales ne sont pas du tout formées à ça, je vous invite à aller écouter ça, si si si, ça manque sûrement à votre culture).

Dieu merci pour ma dignité, il ne reste aucune preuve de cet épisode 😀

 

Saint Sébastien secouru par les anges, Paul Rubens, 1604

Les hommes, ça comprend rien à la mode féminine.

Oui il y a des mystères insondables pour la gent masculine dans le dressing des femmes. Il ne faut pas généraliser, bien entendu. Néanmoins, vous auriez vu la tête de mon coloc le jour où ma mère lui a expliqué qu’il y avait plein de nuances que les garçons ne captaient pas, par exemple la différente entre le bleu canard, le bleu turquoise, et encore dans le turquoise il y a du turquoise clair et du turquoise foncé. Et puis forcément comme une femme élégante doit savoir s’adapter à toute situation, dans une couleur il lui faut les chaussures plates pour marcher, les moitiés-hautes pour être élégantes mais trottiner avec, et les très hautes très élégantes mais avec lesquelles tu ne marches pas plus loin que du canapé à la table du dîner et inversement. D’où la nécessité d’avoir moultes paires de chaussures parce que forcément assortir les couleurs et les circonstances demande le matériel adéquat. Et je ne vous parle pas des étoles ou des gants à harmoniser avec le reste, bien entendu.

J’ai vu passer une lueur abyssale d’incompréhension dans le regard de mon coloc, qui faisait à peu près cette tête-là :

Après il a dit que définitivement il comprenait pas les filles parce que pour lui c’était des chaussures bleues après tout. (alors que pas du tout, mais absolument pas voyons!!!)

 

On n’a plus qu’à tous se coucher et attendre la mort.

C’est même pas une blague. Cette perspective me colle des sueurs froides. Je vous laisse aller consulter ci-dessous l’article incriminé :
« Le Figaro : Une pénurie de chocolat dans le monde se profile »

Quand j’ai lu ça j’ai eu un peu le menton qui tremblote et les yeux mouillés, parce que franchement, sans chocolat, entre ma maladresse et mes clients farceurs, il ne me restera plus qu’à me rouler en boule dans un coin pour sangloter toute la journée.

Ou alors il faudrait trouver quelque chose qui remplace le chocolat. Lectorat palpitant, as-tu des suggestions? Devant cette perspective d’une indicible tristesse, je n’ai plus aucune inspiration. Par quoi remplacer le chocolat, à votre avis?

Bon, ben t’as plus qu’à te raser le crâne, chérie…

Conseil de grand-mère (en intégral ici, le monde d’internet est sans limite à ma plus grande fascination):

Votre chère petite tête blonde a malencontreusement un chewing-gum collé dans ses cheveux ?
Pas de panique !
Pour enlever le chewing-gum des cheveux, avant de courir chercher les ciseaux, et de faire un drame, prenez de l’huile d’olive !
A l’aide d’un papier absorbant, frottez doucement la mèche en question, puis passez le peigne. 
Ainsi décollés, les morceaux de chewing-gum se retrouveront sur le peigne, que vous pourrez nettoyer. 
N’oubliez pas ensuite de procéder au lavage des cheveux de votre petit monstre, qui saura désormais garder sa pâte à mâcher dans la bouche !

Dernier point de cet astucieux conseil: n’oubliez pas de péter les dents au petit résidus de bidet périmé qui a martyrisé la toison de votre chère tête blonde, ou brune, ou rousse, ou de qui que ce soit d’ailleurs. Vous pouvez éventuellement lui enfiler les restes de chewing-gum à l’huile d’olive par les narines, histoire de lui faire comprendre votre désappointement profond.

De rien.

(moi aussi je vais écrit des conseils de grand-mère sous le titre « Les facéties de Mamie Appolonie »)

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