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Sérieusement, le lundi ? SÉRIEUSEMENT ?

Bon, c’est lundi du mois de janvier, on se doute tous qu’on est en train de râler d’agonie et de hululer à la mort au milieu du froid, du blizzard et de la presque pas neige qui ne tombe pas encore (mais ça ne saurait tarder, ce qui provoquera une fois de plus l’apocalypse à Paris dès qu’il y aura un demi-centimètre).

Déjà, j’aime autant vous dire que ça me met pas de bonne humeur. Ni lundi, ni janvier, ni la nuit à 17h (rien que ça, ça me déprime), ni le travail, ni le froid, ni RIEN. Je voudrais être un mammifère qui hiberne et dormir 5 ou 6 mois pour bien faire.

Or donc. Tout à l’heure, pendant que je grognonnais dans ma barbe, j’ai commis un acte minuscule aux conséquences pourtant impitoyables.

… J’ai reculé ma chaise de bureau pour me dégourdir le mollet.

Oui oui, vous avez bien lu. L’horreur totale. Mais total glauque et tout, hein.

A cet instant précis, glissant sur la moquette à la vitesse d’un gastéropode poussif, les roulettes ont coulissé mollement. Elles ont entamé une trajectoire sur laquelle, drame, se trouvait la multiprise de sous le bureau. Laquelle, par un hasard malencontreux, se trouvait être renversée sur le côté, allez savoir pourquoi. Laquelle, par soucis d’économie d’énergie, est équipée d’un petit bouton rouge qui brille quand c’est allumé. Laquelle, donc, se faisant frôler par le passage de la roulette, a donc jugé bon que ledit bouton bascule lentement (imaginez le ralenti de cette scène d’horreur, et la musique des dents de la mer en fond pendant que la roulette est en train de faire « Pom pom pom pom pom » sur la moquette). Ça a fait « clic ».

Et d’un coup, mon écran d’ordinateur est devenu tout noir.

Je suis restée la bouche un peu ouverte, la souris en l’air, et la mine interloquée avant que ça monte au cerveau. Le léger « clic » qui s’était à peine fait entendre, c’était l’interrupteur de la multiprise basculé par la roulette de ma chaise. Du coup plus de courant. Du coup plus d’ordinateur. Du coup gagné le droit de recommencer parce que tous les logiciels ne font pas de sauvegarde automatique.

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….

Le lundi, ça devrait être interdit par la convention de Genève.

 

La fluffytude soit avec vous

Mes petites licornes en sucre d’orge,

Il faut dire ce qui est, l’année n’a vraiment pas très bien commencé en France. Je ne vais pas vous faire un grand speech sur les attentats de la semaine dernière, ce n’est pas l’endroit adéquat et il n’y a aucune raison que vous vous cogniez mes opinions sur le sujet. C’est juste qu’après la semaine dernière, je suis frustrée de ne rien pouvoir à mon échelle pour apporter la paix, la tolérance et la bienveillance dans le monde.

Mais je peux apporter des licornes, de la paillette, du doux et des petits rires idiots dans mon entourage. Donc voilà, cette semaine c’est le calinou power, avec des trucs atrocement attendrissants, ou parfaitement idiots.Vous trouverez en vrac des danseurs de polka bavarois déchaînés, des marmottes tibétaines, un lapin kikinou, des chats (oui où irions-nous sans chat je vous le demande), bref ça dégouline de mignonnitude exécrable.

Parce que sourire ça fait du bien au moral, voilà tout. Bonne séance de paix et niaiserie intergalactique à vous :

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Et pour conclure en beauté, Fluffy la licorne :

 

 

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Bonne semaine mes petits poneys, paix et prospérité sur vos peuples!

 

Bananier ! (mais quel humour, quel humour!)

Chères petites chouettes hulottes en culotte,
(tant de poésie en si peu de mots, vous je sais pas mais moi j’en peux plus)

Je voulais juste vous souhaiter en peu de mot une excellente année. J’espère que vous vous êtes bâfrés comme il se doit pour les fêtes, que vous avez pris vous aussi 3kg (y a pas de raison que je sois la seule à avoir du mal à fermer mon pantalon), que vous êtes bien épuisés par les festivités et surtout par la digestion (toute cette énergie mobilisée, c’est très fatiguant), et que vous êtes arrivés au travail le lundi matin en poussant un râle d’agonie devant la montagne de mails et l’effroyable perspective de se remettre au travail.

Je vous souhaite une fantastique année 2015, pleine de chantilly power, de guili guili dans vos cheveux frisottants, de bisous de licornes à paillettes, de petits nuages ronds et bondissants dans vos cœurs, des projets fous fous fous et de surprises qui vous feront la fête du slip dans vos têtes.

A très bientôt pour de nouvelles aventures, et paix et prospérité dans vos peuples!

 

 

 

Soigner rhume et grippe : indignez-vous!

Chers petits poneys en gaufrette,

Je n’ai pas 384 astuces à vous refourguer pour lutter contre les maladies saisonnières, ne vous faites aucune illusion. Hé oui je sais c’est un peu décevant, que voulez-vous, il n’y a pas de raison d’y couper, vous y aurez droit comme tout le monde. Et toc.

En revanche, je voulais m’insurger contre un phénomène qui m’énerve passablement sur le sujet des déboires hivernaux. L’autre jour je tombe sur un article (un vrai, pas des gaudrioles comme le mien) qui proposait abondance de solutions pour lutter contre les grippes, rhumes, toux, angine et autres cocasseries qui parsèment généralement la période fraîche. Ledit article était illustrée par l’image suivante :

MK0025547-1-EV-rhumeBon. Donc la dame a un rhume ou une grippe contre lesquels elle lutte à grand renfort de mille conseils et astuces d’une efficacité garantie.

Ok ok…. Admettons… Là, moi j’ai envie de dire : SÉRIEUSEMENT MADAME? LA GRIPPE ?

Vous je ne sais pas, mais moi, quand j’ai la crève du siècle ou la grippe, je ne me tapote pas le bout du nez délicatement d’un mouchoir immaculé. Je suis rougeaude, j’ai de la fièvre et les yeux tout petits petits petits. Mon charmant petit nez devient un appendice grotesque, encore plus écarlate que tout le reste combiné, qui se met qui plus est à peler assez rapidement à force de se moucher. Par ailleurs mes lèvres se mettent aussi à devenir sèches et à se craqueler, histoire d’en rajouter une couche. J’ai l’impression d’un camion m’a roulé dessus : pas la gentille camionnette Darty, plutôt le modèle australien avec plein de remorques qui transportent probablement tout Ayers Rock vu mon état ensuite.

Ma motivation dans ces conditions à me maquiller et me tracer un sourcil impeccable faiblit fortement, inutile de vous le dire. Je ne me mets pas non plus des petites boucles d’oreille en forme de fleur. La seule chose surmontable est de rester dans un pyjama, et s’il est vieux avec des motifs ridicules c’est encore mieux (le vieux pyjama en pilou avec des nounours a sûrement des propriétés thérapeutiques insoupçonnées, il faudrait qu’une équipe de recherche se penche sur le sujet).

Je voudrais donc m’insurger contre ce cliché ridicule, aussi ridicule que les publicités contre la cellulite avec une grande mince mesurant 1m80 et 50kg . Ou celles pour l’anti-rides avec une gamine de 16 ans qui n’aura pas sa première ride avant le double de son âge actuel.

Chers lecteurs, rebellons-nous, refusons ce cliché ! Donnez-nous des vrais gens avec la grippe, des rougeauds, des fiévreux, des vrais enrhumés! Je veux du nez rouge! Des yeux pleurants, des narines sifflantes! Halte à la tyrannie de l’apparence, ayons le droit d’être malade et laid, non mais!

 

C’est bientôt Noooowwweeeeeeel !!!

Cher lectorat tout palpité à paillette,

Les fêtes de fin d’année approchent, dans la joie et la bonne humeur, et là je commence à courir partout en agitant les bras et en braillant: « Fiiiiiiichtreeeeuh sa mère, faut vraiment que je m’occupe des cadeauuuuux!!! ».

Il y a quelques années de ça, j’ai couru les galeries Lafayette et le printemps boulevard Hausmann à Paris le 21 au soir pour trouver LE sac à main idéal pour ma mère. J’ai cru que j’allais claquer en cours de route, au milieu d’une horde d’acheteurs hagards, l’œil fou et la bave aux lèvres, prêts à abdiquer toute volonté pour acheter un somptueux coquetier en argent avec des petits rennes trop kikinous à la modique somme de 199euros, à condition qu’on les laisse s’échapper de l’enfer et sortir du magasin. Moi-même j’ai failli craquer et acquérir un lot de torchons caritatifs brodés à la main par des dentellières aveugles sourdes muettes et unijambistes du fin fond du Finistère profond, au prix de 200 euros dont 1% reversé à l’association une fois déduit les frais de fonctionnement.

Oui, on voit fleurir des cadeaux étranges et altruistes pour titiller la fibre du consommateur désespéré, et c’est le bon plan :

  1.  J’ai pas d’idée mais dieu merci un enfoiré du marketing en a inventé une pour moi (on a pas dit une bonne, on a dit une idée)(me la faites pas, c’est mon métier aussi de vendre des conneries à des gens qui n’en ont pas besoin).
  2. J’ai fait une bonne action en achetant ce truc, ça va sauver les gnous du Péloponnèse
  3.  Même si c’est moche le destinataire n’osera pas se plaindre parce que c’est un cadeau caritatif. Franchement, qui oserait ne pas aimer les gnous du Péloponnèse hein?

(accessoirement vous serez ravis d’apprendre que ma mère n’a pas hérité de torchon, de coquetier, ni même d’un gnou, mais bel et bien d’un sac à main non altruiste et purement mercantile).

Récemment une amie m’a balancé la photo d’un set porte-serviette-serviette-savon-à-la-violette en demandant avec des petits ricanements si elle pouvait m’offrir ça pour Noël. Tout de suite ça m’a vendu du rêve :

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Petite joueuse. Haha. Or donc j’ai contre-attaqué avec LE CADEAU ULTIME. Vu de nombreuses fois dans les catalogues improbables dotés de moultes choses inutiles et invraisemblables, le genre de catalogue qu’on recevait chez ma grand-mère et qui provoquait chez moi des heures de délices en tous genres avec abondance de cris extasiés et de hurlements de rire. Je n’ai jamais osé commander ce truc (sinon ils te poursuivent probablement jusqu’en enfer parce qu’ils ont enfin trouvé un vrai client). Pourtant ça m’a tentée, juste pour voir si ça existe en vrai et si ce n’est pas une faille dans la matrice. Je vous le donne en mille :

LA SAINTE VIERGE BAROMÈTRE

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Notez qu’elle change astucieusement de couleur suivant la météo à venir :

statuette-barometre-sainte-viergeVous pouvez donc aller en paix maintenant que vous avez découvert l’existence de cette merveille de bon goût et de délicatesse. Grâce à moi, finies vos interrogations existentielles de l’année pour trouver de l’inspiration à offrir, vous pourrez mettre au pied du sapin un cadeau totalement original et dont vous êtes sûr, mais VRAIMENT SUR, que personne d’autre n’aura eu la même idée.

Allez allez, essuyez cette petite larme émue.

Non, non, ne me remerciez pas : c’est la magie de Nowel.

 

L’homme de ma vie

Cher petit papa Noël, l’univers, Dieu, le destin, qui vous voulez,

Promis j’ai été bien sage et je voudrais vous parler de mon prochain cadeau karmique relationnel.

Non, parce qu’en fait, tout bien réfléchi, le prince charmant en collant moulant sur son beau cheval blanc, ça ne me tente pas trop. Je ne sais plus où j’ai lu/entendu que si un gugusse était obligé de se taper la forêt de ronces, le dragon, l’armée du mal, la méchante sorcière, la malédiction de la moooooort, etc, etc, tout ça  juste pour chopper une fille, c’est quand même qu’il doit être sérieusement pas gâté par la nature. Et que Shrek avec l’ogre pustuleux  qui va chercher la princesse, ce serait donc finalement plus proche du documentaire que du film pour enfant. Vu comme ça, ça vend du rêve, non?

Ensuite, je ne pense pas être une princesse (oui je sais c’est assez décevant). Par exemple, parfois le dimanche matin (le dimanche matin à 15h) devant ma glace, je me dis : « Haaan je me suis pas démaquillée en rentrant à 6h du mat de la soirée, hinhin, maintenant je ressemble au chanteur de Kiss! ». Je ne crois pas que Cendrillon se soit fait ce genre de réflexion après le bal avec le prince charmant . Quoique… elle avait perdu une chaussure en route, si ça, ça ne sent pas la soirée qui s’est terminée en vrac…

Tout ça pour dire que j’ai émis l’autre jour une théorie bien plus réaliste et pragmatique que celle d’attendre le prince charmant. En fait, tout est venu de cet évènement improbable : après des années d’activité sportive équivalente à celle d’un paresseux, je me suis inscrite dans un club de sport. Ceux qui me connaissent dans la vraie vie, refermez la bouche ou cessez de hurler de rire hystériquement, vous êtes désobligeants. Je vous zute.

J’ai pas vraiment choisi un sport fin et délicat. Je ne m’étire pas l’épigastre dans la position dite du lotus-mauve-en-floraison-un-matin-brumeux-d’automne-au-bord-du-lac. Disons plutôt que ça se termine avec des bleus et des courbatures telles que je n’imaginais même pas l’existence d’autant de muscles sur mon corps. Je rentre chez moi à deux doigts de l’attaque cardiaque, et il me faut deux jours pour m’en remettre, pendant lesquels je monte les escaliers de mon immeuble (2 étages) en faisant « Aïe! », « Ouille! », « Grmffff! », « Sa mère… » à peu près à chaque marche.

C’est alors j’ai eu la révélation absolue, le soir, chez moi. J’étais gavée d’aspirine, ça fouettait le baume du tigre (et BIEN ENTENDU, même avec les mains lavées 3 fois j’ai trouvé le moyen de me mettre le doigt dans l’œil… ben le savon ça n’enlève pas tout le baume du tigre et les yeux ne sont pas du tout un organe compatible avec ce genre de substance), j’avais sur le dos mon coussin chauffant rempli de germes de blé et d’épeautre que ça sent le pain un peu bizarre. La classe internationale et le summum de la forme, pour faire court.

A cet instant j’ai tout compris.

L’homme de ma vie sera ostéopathe.

 

 

Le créneau magique de la tondeuse

Mes petites chouquettes à la crème au beurre,

Aujourd’hui, c’est lundi, pour votre édification nous allons commencer la semaine en essayant de résoudre un grand mystère scientifique.

Mes connaissances concernant les plantes, leur mode de vie, et les outils adéquats pour leur entretien sont quasiment inexistantes. Avec l’option « Attila du règne végétal » qui m’a été attribuée à la naissance, ce n’est pas très surprenant. Pour vous donner mon niveau de main verte, j’ai quand même réussi à faire claquer tout une série de cactus: ce qui survit normalement dans le désert le plus hostile dépérit entre mes mains. Du coup,  j’ai un peu laissé tomber côté jardinage et vie des plantes. Mais voilà qu’il me manque des informations, et que je devrais peut-être aller explorer le magasin Jardiland le plus proche pour résoudre ce mystère qui m’intrigue fortement.

Voici les faits. Sous les fenêtres de mon bureau, il y a une rue avec des petites plate-bandes d’herbe, et un beau talus verdoyant. Ces surfaces sont tondues toutes les semaines, et par un miracle inexpliqué, le jour change, mais c’est toujours quand j’ai mal au crâne / besoin de me concentrer / un appel important avec un client. Les employés municipaux y mettent un soin particulier, et passent 2h sur le talus herbeux avec un taille-haie, à croire qu’ils coupent brin d’herbe par brin d’herbe, déployant la maniaquerie la plus totale.

Autre fait. Dans mon palace parisien, je trône dans les étages. Les prolétaires du rez-de-chaussée ont un petit bout de jardin, du genre 5m de pelouse en longueur et 1,5 en largeur. Globalement ils aiment bien vivre dehors (tu m’étonnes, j’en ferai autant à leur place) et faire profiter tout l’immeuble de leur vie de famille (je connais tous les détails de leur quotidien, depuis le recommandé envoyé par l’ex-femme de monsieur aux soucis de dissipation en classe de Victor, 8 ans). Ils ont un don tout particulier pour enclencher la tonte de leur bout de pelouse EXACTEMENT au moment où je me dis « bah tiens je ferai bien une petite sieste pour une fois ». Ça ne dure pas longtemps, évidemment, mais ils s’acharnent bien dans les coins, juste assez longtemps pour te faire atteindre le point de non-retour où tu n’as plus aucune chance de dormir.

Donc je m’interroge. Tout ceci ne peut être un hasard. Est-ce que, sachant que j’ai fort peu manié de tondeuses dans ma vie et que ça aurait pu m’échapper, on y trouve un voyant spécial « faire suer les voisins » qui s’allume ? Ou bien est-ce une application smartphone qui t’avertit, avec un petit grelot, que c’est le moment de démarrer l’engin pour réveiller un maximum de monde ? Y a-t-il eu des études statistiques poussées afin de savoir quel était le créneau horaire optimal d’emmerdement applicable avec cet engin ?

Allez hop hop hop, à vos copies, vous avez une heure pour répondre et griffonner une explication que vous posterez en commentaire (il y a forcément une explication, même si je ne vois pas laquelle!).

 

 

« Tu sais ce que je leur dis, aux ours blancs ?  » – Les grands distraits anonymes, acte 2

Chers futurs lanceurs de tomates pourries et pousseur de quolibets à mon égard,

Vous êtes déjà peut-être un tantinet au courant que je suis d’une grande distraction. Je vous en avais déjà parlé dans un précédent épisode quant à une sombre histoire de chèques. Mon absence total de sens pratique, à se demander comment j’ai survécu au Vietnam ou même simplement dans la vie courante, a encore frappé.

Je vous explique. Je rentre de vacances. Mon frigo présente une certaine ressemblance avec une zone polaire : froid et désert. Je le contemple néanmoins avec satisfaction : sur Facebook, un copain vient de raconter qu’il a fièrement coupé le courant chez lui avant de partir en vacances, pour faire des économies ; à son retour le frigo lui a fait payer cet affront en ayant développé une nouvelle strate de l’enfer en interne. J’en rigole encore en y repensant. J’en rigole mais je serai bien capable d’en faire autant, et je le remercie au fond de moi de cet exemple qui me permettra d’éviter de faire la même ânerie un jour.

Donc pour pallier la désertification alimentaire, je m’en vais faire des courses et regarnir gaillardement mon frigo. Au moment où je l’ouvre pour ranger les provisions, je me dis « Tiens, quitte à faire, vu qu’il est tout vide, je vais en profiter pour le nettoyer ». Ma maman est un raton-laveur, moi aussi, on ne se refait pas. Je vide les quelques denrées restantes, je coupe l’alimentation pour ne pas gaspiller d’énergie, et me voilà armée de javel, brosse, éponge. Je te lui fais la tornade blanche à l’intérieur qu’il n’a jamais été aussi propre de toute sa vie. J’envisage même de dégivrer un moment le congélateur qui a fait plein de glace en bas, mais bon, quand même, non, pas le courage, faut pas pousser.

Le lendemain soir je dîne avec une copine, j’arrive en avance, j’en profite pour racheter un ou deux trucs que j’avais oublié. A la fin du repas, elle regarde mon sac de course transparent (des sacs de course transparent, sérieusement ? Bonjour la discrétion. Tu peux être sûr que c’est le jour où tu auras acheté du produit à déboucher les toilettes pour bouchon ultra-résistant que tu vas croiser dans l’escalier le voisin super beau gosse du 3ème étage…), elle m’annonce avec un air dubitatif : « Ben dis donc, la chaine du froid avec ton jambon, là… »

Rho oui bon ça va hein, je le remets au frigo en rentrant tout de suite après le dîner, il va pas en mourir le jambon. Société hygiéniste pourrie. Voilà, il est au frais, il a passé 3h dehors, bah il s’en remettra. Au Vietnam j’achetais de la viande qui avait passé la journée dehors sans frigo, et aucun de mes colocataires n’en est mort, non mais sans blague.

Le lendemain matin, je me lève, je prépare mon thé, j’ouvre le frigo pour prendre du fromage blanc et au moment où je pose la main sur son contenant, j’ai soudain un éclair de lucidité : « C’est marrant, il est pas très froid le froma… « . J’ai levé les yeux et pile poil à la hauteur de mon regard, en plein milieu, juste sous mon nez, se trouvait le bouton de réglage du froid qui m’a toisée, narquois, en affichant avec un air satisfait : « 0 ».

Je crois que ce qui m’a le plus énervée, ce sont les blocs de sorbet artisanal que j’avais payés un bras, et qui ont fait une espèce de borborygme de type floc ploc floc quand j’ai procédé à l’évacuation sanitaire du congélateur (oui parce qu’évidemment si tu coupes l’alimentation du frigo pour le nettoyer, ça arrête aussi le congélateur).

La prochaine fois, les ours blancs se démerderont, qu’ils coulent avec leur banquise pourrie.

Tadaaaaaa! On change les murs et on a refait la peinture!

Yeaaah, yeaaaah, joie bonheur chantilly power, allégresse mondiale et et liesse internationale, bienvenue sur la nouvelle mouture du blog!

Entrez, vous allez voir, c’est tout beau tout neuf, voilà, pardon, ne vous collez pas trop aux murs la peinture est encore fraîche et… oups trop tard, dois-je préciser qu’il y a à présent sous votre coude une grosse tâche à la  forme d’un Mickey sous acide?

Donc vous avez atterri ici, ô mes chers petits lecteurs en sucre d’orge. Vous avez vu c’est bien, n’est-ce pas? Ha ça change, c’est sûr, ça fait plus propre, moi j’aime bien quand c’est propre. Enfin ça dépend quoi. (Une orgie ça doit être sale, comme on le sait tous depuis que nous avons lu « Astérix chez les Helvètes » et braillé « Mamaaaaaaaaan c’est quoiiiiii une orgiiiie? »)(réponse possible : « Demande à ton père, c’est lui qui a fait du latin et qui connaît les romains… »)

Bref. J’avais envie de changement. J’ai envie d’essayer de faire un peu plus de choses avec ce blog. Je vous rassure tout de suite : entre j’ai envie et ça va se faire, il y a une immense nuance. Il est très probable que je reste vautrée sur mon lit à regarder des gifs animés de chaton kikoolol en ricanant. Mais peut-être que je vais aussi trouver la motivation pour me livrer à un véritable travail d’écriture et de conquête du monde (à moi la gloire, l’alcool, la drogue et les pu… oups non j’ai rien dit, Maman).

Je ne sais pas encore trop, je vais continuer à écrire des bêtises, à coller des bulles sur des œuvres d’art et à faire ployer le monde de fou rire sous la cocasserie de mes récits. Au moins tout ça. Je publierai peut-être plus de textes, des photos de temps en temps. Là par exemple  je reviens d’Amsterdam, j’ai photographié à peu près 347 paires de mains sur les tableaux du Rijskmuseum, ça me fascine vu que c’est ce que je dessine le plus mal. Comment ça il faut que j’aille me faire soigner?

Bref on a changé d’adresse déjà, et de vitrine, ça fait pas mal de choses. Si vous voulez continuer à suivre le blog, il va falloir vous réabonner au flux RSS (cliqueuh cliqueuh ici pour l’afficher). Sinon regardez, il y a plusieurs moyens de rigoler ensemble, sur le côté à droite, dans la colonne. Je vous jure on arrête pas le progrès, ça m’épate. Un jour je dirai à mes gosses qu’internet n’existait pas quand j’étais petite, ils me regarderont comme si j’étais un tricératops.

Quand vous aurez repris votre abonnement et participé fort obligeamment à ma tentative de domination sur l’internet mondial, vous pourrez voguer le cœur léger vers vos activités habituelles. D’ailleurs pour ceux qui râlaient que les commentaires ne marchaient pas bien, ça devrait mieux se passer maintenant, vous pourrez écrire vos ricanements consécutifs aux miens ici, et ce sera merveilleux (et j’aurais moins l’impression de parler dans le vide).

Bientôt je reviens avec des articles et en attendant, paix sur vos cœurs et gratouillis dans vos cheveux, chers lecteurs de moi.

 

 

 

 

Pas de violence, c’est les vacances

Je jette ce message sur le oueb comme d’autres une bouteille à la mer, dans le désarroi le plus total, ô lectorat. Il se trouve que je suis quasiment privée d’internet, n’ayant sous la main qu’une clé 3G qui fait preuve de la plus mauvaise volonté du monde. Au final c’est peut-être pire que pas de connexion du tout, vu que là je garde pendant 25 minutes le fol espoir de poster un message (5 minutes pour afficher le blog, 5 minutes pour aller sur la page de connexion, 5 minutes pour se connecter, 5 minutes pour arriver à la page de rédaction du message, 10 secondes pour sélectionner l’image, 5 minutes à charger pour rien avant de m’envoyer me faire voir chez les Grecs).
Le tout suivi de 25 minutes de jurons, imprécations, cris, hurlements, menaces de jeter l’ordinateur par la fenêtre, après quoi j’arrache ma tunique et me couvre la tête de cendres en poussant des hululements désespérés.

Du coup les messages que j’avais préparés sont toujours dans l’ordinateur, refusant avec un acharnement éprouvant de charger sous le fallacieux prétexte que la connexion merdouille. Du coup, je préfère vous en avertir, il n’y aura probablement pas grand chose à vous mettre sous la dent d’ici au 20 Août, date où je reviens dans le monde civilisé. D’ici là, je vais aller noyer mon désespoir dans le sable chaud, les mojitos, quelques huîtres et un parasol (se noyer dans un parasol, tout un concept). Profitez bien de vos vacances, ô lecteurs bien-aimés, et à très bientôt, smoutch smoutch bisous et chantilly power dans votre coeur.

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