Bienvenue dans la maison des fous

Chers petits chéris d’amour à la crème tout croquignolets,

(oui bah je suis à deux doigts de la dépression donc j’ai besoin d’affection, je vous zute), j’ai pas trop le temps en ce moment mais je le prends quand même pour lâcher du leste, parce que mieux vaut en rire qu’en pleurer.

En ce moment, à mon agence, on prépare pour nos clients l’évènement du siècle, ou plutôt de l’année parce que tous les ans y a un trèèèèès gros salon de tout le secteur, et où ils vont tous en même temps, évidemment, et même si on a relancé 1847 fois pendant 6 mois à l’avance, tout se fait bien entendu à la dernière minute sinon c’est moins drôle.

Il y a encore 15 jours, j’étais en stress total, j’avais envie d’égorger des gens avec les fourchettes en kit de mes salade Sodebo et de brûler des chatons persans.
A chaque fois que j’ouvrais un mail (374 fois par jour) ou que le téléphone sonnait (toutes les 4 minutes en moyenne), ça donnait à peu près ça :

Inutile de vous dire que mes collègues ont pris leur part de ma joie et mon enthousiasme. Je vous jure, j’ai dit tellement de gros mots en laps de temps si concentré que j’aurais fait rougir un régiment de légionnaires comme des premières communiantes tombant par erreur sur un congrès de strip-teaseuses. (Maman, tu n’as rien lu, c’est une erreur spatio-temporelle et je n’ai jamais dit un gros mot de ma vie comme chacun sait).

Là j’en suis à 15 à 16h de boulot par jour, et on est passé à la phase où, à chaque fois que j’ouvre un mail, ça donne plutôt à peu près ça :

D’ailleurs, tout à l’heure, le standiste a envoyé un mail collectif à tous les impétrants (le client, l’imprimeur, nous) pour dire qu’il attendait IMPERATIVEMENT les fichiers pour ce soir, ou alors demain midi dernier délai, et que sinon il répondait plus de rien. Et là mon boss et moi on s’est regardés, on a re-regardé l’écran, on s’est re-regardés, et on a fait ça :

Voui. Bon. C’est pas très gentil pour lui, je sais.

Bref du coup j’ai observé un phénomène intéressant. Passé le pic intense de stress (je me croyais plus de sang-froid que ça, même si je me dis que finalement je n’ai bouffé personne et je n’ai même pas pleuré, je suis une grande fille), maintenant ça devient totalement dégressif alors que l’échéance se rapproche et que la quantité de choses pas prêtes est juste délirante.

A l’heure actuelle, tout doit être prêt lundi, et je pense que mes clients croient à marraine-la-bonne-fée  pour faire un miracle. Voilà voilà, j’ai plus qu’à agiter ma baguette magique et…

… Oups.

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